lundi 2 novembre 2009
Un poète s'en est allé...
En préface à son recueil de poésie "Etat de Veille", il avait écrit :
"L'état de veille exclut toute somnolence à ce qui se passe autour de nous, toute complaisance au sommeil. Si rêve il y a, c'est les yeux ouverts sur le monde réel et sur ce qui, de lui, enfante un avenir...
Qui pourrait croire à un "moi" étanche, imperméable à autrui et à ce qui se passe dans notre environnement historique, politique, social ? Qui pourrait croire tirer son épingle du jeu, et celle de la poésie, quand l'histoire, celle de notre siècle, a passablement brouillé la confiance en l'homme...
Peut-être existe-il, - et ce serait un lieu de l'inaltérable poésie, - existe-il en chacun de nous une barricade intérieure qui n'est rien d'autre qu'un refus de l'inacceptable, qu'une insurrection devant l'intolérable d'où surgit le besoin de ne plus se taire, de se faire entendre, en paroles et en actes, au nom d'une certaine dignité humaine, qui, à elle seule, pourrait ressembler au bonheur...
Nous venons de loin. Nous revenons de loin.
Ne faut-il pas sans cesse se reconquérir à partir des illusions et désillusions, de déboires et de défaites, de catastrophes humiliantes. S'engager pas à pas sur une longue route pleine de possibles, pour vivre mieux. L'impatience d'un pas suggère toujours un avenir et ses espérances.
La poésie a le devoir de vigilance comme elle a le devoir de célébration. Il s'agit toujours, à chaque moment d'élucider le visage humain le plus acceptable."
En écho à ces écrits, un autre poème d'un auteur dont j'ai oublié le nom :
"VIVRE"...
La vie est une grande route
Semée, ici et là, de cailloux et de fleurs,
On y marche coûte que coûte
Avec des chants, des cris, des rires et des pleurs...
Mais sur cette route suivie
Il faut semer, à pleines mains, beaucoup d'amour,
Cueillir un peu de poésie
Au brin d'herbe qui croît sous nos pas chaque jour...
Bannir les regrets et l'envie,
Et regarder très haut, plus haut qu'on ne peut voir,
Vers cette étoile d'or qu'on appelle espoir
Et qui donne un sens à la vie...
mercredi 21 octobre 2009
CALVIN (1509-1564) à l'honneur à l'Université d'Orléans ou la tentation de réécrire l'histoire.
Extrait de la présentation du colloque "2009, Année Jean Calvin" http://www.calvin09-orléans.org/
" Le réformateur français Jean Cauvin, dit Calvin, est né, à Noyon, le 10 juillet 1509... Réfugié à Genève, en raison des persécutions religieuses françaises, il fait de cette bourgade provinciale une capitale intellectuelle européenne, dont les institutions politiques et ecclésiastiques ont servi dans les siècles suivants de modèles au développement démocratique des sociétés modernes. Jean Calvin a joué un rôle important pour préparer le chemin vers la modernité culturelle et religieuse. Pourtant, son nom et son héritage restent largement ignorés dans la société française. Le jubilé de sa naissance devrait permettre de faire redécouvrir Calvin comme une figure marquante de la culture française, avec un impact international. "
Après cette introduction dithyrambique, on peut se demander si c'est le même homme qui a écrit dans son "Institution Chrétienne" : "Si l'on juge l'homme d'après ses dons naturels, on ne trouve pas en lui, des pieds à la tête, la moindre trace de bonté. Le peu qu'il y a de louable en lui, il le doit à la grâce de Dieu... Toute notre justice est injustice, notre mérite foutaise, notre réputation honte... Et les meilleures choses qui proviennent de nous sont contaminées, viciées, corrompues par les impuretés de la chair."
Est-ce le même homme qui, pendant les seules 5 premières années de son règne, pendra 13 personnes, en décapitera 10 et en fera périr 35 sur le bûcher, et qui a fait condamner son ami Michel Servet au bûcher pour avoir mis en doute le dogme de la sainte trinité ?
Est-ce le même homme qui a "interdit les théâtres, les fêtes populaires, la danse, le jeu sous toutes ses formes, interdit tous autres vêtements que les plus sobres, interdit aux tailleurs de faire des coupes nouvelles sans autorisation du Conseil, défendu aux jeunes filles de porter avant l'âge de 15 ans des robes de soie, et après cet âge des robes de velours... interdit aux hommes les cheveux longs, aux femmes les coiffures savantes, interdit les robes garnies de dentelles, les gants, les souliers ajourés, les fêtes familiales de plus de 20 personnes, interdit de servir aux fiançailles et aux baptêmes des sucreries, des fruits confits, défendu les toasts, le gibier, la volaille... défendu aux époux de se faire des cadeaux à leur mariage et six mois après, interdit bien entendu les rapports extra-conjuguaux et avant le mariage, interdit d'entrer dans une auberge, interdit à l'aubergiste de donner à boire et à manger à un étranger avant qu'il ait fait sa prière, interdit de faire imprimer un livre sans autorisation, interdit d'envoyer une lettre à l'étranger, interdit les images saintes et les statues, interdit les noms en dehors des noms bibliques..."
Extrait de "Conscience contre violence" de Stefan Zweig
mardi 20 octobre 2009
Cafés historiques : infos
Depuis 2 ou 3 ans, une certaine routine s'est installée : des thèmes souvent très spécialisés s'adressant à un public restreint, une fréquentation de plus en plus étique nous ont conduits à interrompre notre collaboration. Nous n'avons pourtant cessé de tirer la sonnette d'alarme, suggéré, proposé des modifications aussi bien sur la forme que sur le contenu...
Nous avons cependant accepté de favoriser des rencontres entre malentendants et entendants qui ont lieu tous les 2e jeudi du mois, d'accueillir des groupes de jeunes handicapés travaillant dans le cadre d'un atelier d'écriture, un groupe de paroles pour des personnes qui ont besoin de trouver ici un lieu d'échange tout simplement, des groupes de jeux, notamment d'échecs etc...
Nous allons reprendre également, ponctuellement, des soirées à thème : le prochain, prévu courant novembre, portera sur "le bien et le mal" et sera présenté par un avocat spécialisé en droit pénal; en chantier également une soirée sur le développement des neurosciences puis sur le Qi Qong.
De quoi passer tranquillement l'hiver...
mardi 6 octobre 2009
Juan Pablo est de retour avec des cadeaux pleins les bras
Après 4 mois de crapahuttage au Pérou et en Bolivie,
le revoici parmi nous, sain et sauf, ayant réchappé aux conflits ethniques, politiques, sociaux, religieux, aux rapaces et crocodiles andins (il assure en avoir vus, probablement après avoir fait une consommation exagérée de feuilles de coca pour combattre les effets de l'altitude, dit-il)... et surtout aux Boliviennes.
Il nous a rapporté, en plus du chocolat et du café, ce petit personnage appelé "EKEKO" qui trimballe sur lui toutes sortes d'objets fétiches (argent, coeur, nourriture, coca etc...). Le mardi et le vendredi, si on veut que nos souhaits se réalisent, il faut glisser une cigarette entre ses dents et le faire fumer ! Si vous êtes superstitieux et si vous voulez invoquer EKEKO, il est à votre disposition ici.
mardi 29 septembre 2009
LES GENS d'AUTOUR ...
jeudi 24 septembre 2009
LES GENS d'AUTOUR...

lundi 21 septembre 2009
HEMISPHERES

“This is what you shall do : love the earth and sun, and animals, despise riches, give alms to every one that asks, stand up for the stupid and crazy, devote your income and labor to others, hate tyrants, argue not concerning God, have patience and indulgence towards the people, take off your hat to nothing known or unknown, or to any man or number of men; go freely with the powerful uneducated persons, and with the young, and mothers, of families : read these leaves in the open air every season of every year of your life : re-examine all you have been told at school or church, or in any books, and dismiss whatever insults your soul and your very flesh will be a geat poem.”
Walt Whitman
dimanche 13 septembre 2009
ATELIER de DESSIN & PEINTURE à AUTOUR


Armel Gaulme http://www.armel-gaulme.com/index2.html se propose d'animer à Autour un atelier de dessin et de peinture. Il suffit d'aller jeter un coup d'oeil sur son site pour être convaincu de son talent. Un groupe est en cours de constitution.
Vous pouvez le contacter au 06 88 75 87 35 ou armel@armel-gaulme.com
dimanche 30 août 2009
mercredi 26 août 2009
Mathias STEN : une voix, un style, une musique, des textes... à découvrir absolument.
" I went out and I walked in the streets of the city where I live. And I looked and I listened and I smelt and I asked myself : " What are we doing ? Why are we doing what we're doing ? "
" I walked to the river and I closed my eyes and I listened again and I heard the water, the wind, birds, trees and... cars, and I thought these machines became kind of divinities..."
Paroles de "What we are doing".
" There are things to be said and things to be done,
" There are things to be changed and this radically,
" It concerns my society and it institutions,
" Especially the political ones and the way the decisions are taken.
" Because they are blind, they deny the problematic facts,
" Or they insist that they have the solution..."
Paroles d'Autonomy.
Vous pouvez le retrouver sur les liens suivants :
http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafJiyn.html
http://www.mathiassten.net/